Isabelle a été victime d'inceste. elle avait trois ans quand son grand-père a commencé a abusé d'elle pour la 1ere fois.
<<J'avais 3 ans seulement quand mon grand-père a commencer à abuser de moi. Il me disait que j'étais devenue un grande fille et que je devais apprendre certaines choses de la vie... D'abord de simples baisers, des caresses presque anodines, puis, avec le temps, des fellations, des pénétrations, et même des sodomies. Au début, il m'expliquait qu'il faisait «ça» parce qu'il m'aimait, que c'était notre petit secret et qu'il me ferait des cadeaux si j'étais gentille avec lui. Une petite de 3ans ne peut comprendre le côté anormal de toute ça, et , bizarrement, cela ne me perturbait pas vraiment. Je croyais sincèrement que tout les papis faisaient ce genre de chose avec leur petite fille. Progressivement, le ton prévenant de mon grand-père a changé. Il me faisait du chantage : « Si tu parles, tu détruiras la famille, ce sera de ta faute », me disait-il. La culpabilité, ça marche à tous les coups. Promis, je ne dirai rien !
Mon grand-père me violait chaque semaine. Par la suite, il m'humiliait en me traitant de traînée... Sa sale besogne terminée, il me jetait mes vêtements à la figure en m'ordonnant de me laver : << Tu es une sale fille>>, me lançait-il. D'ailleurs, à force de l'entendre, j'ai fini par m'en convaincre. J'étais perdue, noyée dans un flot de sentiments ambigus, parce qu'à chaque viol il y avait ce plaisir physique. Cet horrible plaisir sexuel que le corps ressent, mais que l'esprit rejette de toutes ses forces. Je souffrais en silence... Et pourtant, mon cauchemar ne faisait que commencer. Je n'ai pas tardé à découvrir que mon grand-père était capable de pire encore. J'avais 8ans quand il s'est mis à me prostituer auprès de ses trois amis. Il me vendait pour de l'argent, alors qu'il n'était pas dans le besoin. Dans ces moments, on ne s'appartient plus. On devient un objet, une machine à satisfaire l'immonde perversité de quelques hommes.
Mon calvaire a pris fin à la mort de mon grand-père, alors que j'avais 10ans. Durant ces années, j'ai tout supporté en silence. Ni mes parents, ni mes instits, ni mes copains ne se sont doutés de quelque chose. Et rien d'ailleurs n'a pu leur mettre la puce à l'oreille. Les études étaient mon refuge et mon bulletin de notes faisait des envieux. C'était la « preuve » que j'étais une petite fille comme les autres : heureuse et équilibrée !J'ai profité de cette période de répit pour tout oublier. J'ai fini par me persuader qu'il ne s'était jamais rien passé. Et je le croyais sincèrement. Mon adolescence s'est donc déroulée presque normalement. J'étais bonne élève, mais réservée, introvertie et terriblement complexée par un corps que je haïssais. Les garçons ? J'ai eu des histoires pour faire comme tout le monde. Mais je tombais sur des mecs faibles et malheureux.
A 23ans, ma vie a de nouveau basculé. Des disputes entre ma mère et ma grand-mère ont réveillé des blessures que j'avais enfouies au plus profond de moi. Je faisais plein de cauchemars, sans en comprendre la vraie signification. Des images plus nettes me revenaient, j'avais des flashs en plein jour et des crises d'angoisse. Je commençais à perdre pied, et m'enfonçais dans un état de dépression : boulimie, alcool, automutilation, idées suicidaires... Il fallait que je réagisse vite, sinon j'étais perdue.
J'ai donc décidé d'aller consulter un psychologue, j'en ai même vu plusieurs. Je dois avouer qu'ils m'ont tous apportée un véritable soutien moral. Malheureusement, cela ne résout pas tous les problèmes d'un coup de baguette magique. Il faut du temps... beaucoup de temps. L'an dernier, suite à une dispute avec mes parents, j'ai parlé. Je leur ai dit ce qui m'était arrivé. Par chance, ils m'ont crue immédiatement, mais ils déploraient que je ne leur en aie pas parlé avant. Je me suis aussitôt sentie libérée d'un poids énorme. Mais, après le soulagement, la colère m'a envahie. J'en voulais (et j'en veux toujours) à mes parents qui n'ont rien vu, et à ma grand-mère qui, elle, savait et qui a toujours couvert mon grand-père. Elle est morte peu de temps après que nous ayons rompu tout contact.
Aujourd'hui, je vis avec un homme extraordinaire qui connaît mon passé et me soutient totalement. Petit à petit, je me laisse approcher, apprivoiser. C'est le premier homme que j'aime et qui m'aime. J'ai enfin l'espoir d'un avenir meilleur, à deux...
Pour conclure, je conseille aux filles qui, comme moi, ont été abusées de porter plainte immédiatement et de ne pas hésiter à en parler à une personne de confiance. Il ne faut pas avoir honte, ni culpabiliser. C'est vous les victimes, ne l'oubliez pas. Je n'ai jamais porté plainte, et aujourd'hui je le regrette car mon agresseur est mort. Il ne sera jamais puni.>>
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La jeune fille rentre de l'école, elle est désemparée.
Encore une mauvaise note, elle est prête à pleurer.
Au moment même,
un enfant vietnamien marche sur une mine
Et la dernière chose qu'il voit,
c'est sa mère hurler et lui faire des signes.
Et les cloches tintent,
Et la terre tourne,
Et le temps passe...
La jeune fille se pèse, elle est désemparée
Encore trois kilos de trop, elle est prête à pleurer
Au moment même,
un enfant éthiopien meurt de faim
Et la dernière chose qu'il voit,
c'est, dans un rêve, un morceau de pain
Et les cloches sonnent,
Et la terre tourne,
Et le temps passe...
La jeune fille s'écorche, elle est désemparée
Et lorsqu'elle voit son sang, elle est prête à pleurer
Au moment même,
un enfant bosniaque se trouve dans la ligne de mire d'un sniper
Et la dernière chose qu'il voit,
c'est sa soeur qui le tire par la main parce qu'elle a peur
Et les cloches tintent,
Et la terre tourne,
Et le temps passe...
Mais la jeune fille, c'est vous, c'est moi, c'est nous
Et on reste là, les bras ballants, sans rien faire du tout
Et les cloches tintent,
Et la terre tourne,
Et le temps passe...
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Oui, je t'ai tué,
Je conduisais trop vite,
Quand je t'ai vu innanimé,
J'ai tout de suite pris la fuite.
C'est a cause de moi,
Il faut me punir
Car je tenais a toi.
J'aurais préféré mourir.
là haut, tu dois me détester,
Mais je te comprends
Ta vie n'étais pas terminée
Je suis désolé, vraiment.
J'avais beaucoup bu,
Mais tu le sais
Car quand je t'ai perdu,
Tu me suppliais
de ne pas prendre le volant
Car a cause de cette folie
Il y a eu cet accident
Qui m'a anéanti.
Maintenant je regrette,
Stp excuse moi
Car je perds la tête
depuis que tu n'es plus là.
Cet accident d'horreur,
Ce jour désespéré
Noyé dans mes pleurs,
J'étais désemparé...
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Sarah*~*~*
Mon nom est Sarah
J'ai 3 ans
Mes yeux sont enflés
je ne peux pas voir,
Je dois etre bête
je dois etre méchante,
Quoi d'autre aurait pu mettre
mon père dans un tel état?
je souhaiterais etre meilleure
je souhaiterais etre moins moche
alors peut-être que ma mère
voudrais toujours me faire des calins.
je ne peux pas parler
Je ne peux pas faire de bétises
Sinon je suis enfermée
toute la journée.
Quand je me réveille je suis toute seule
La maison est noire
Mes parents ne sont pas chez moi.
Quand ma mère vient
J'essaye d'etre gentille,
sinon j'aurais peut etre
un coup de fouet ce soir.
Ne fais pas de bruit!
Je viens juste d'entendre une voiture
mon père revient
du bar de Charlie.
Je l'entends jurer
Il m'appelle
Je me sers
contre le mur.
J'essaye de me cacher
de ses yeux démoniaques
J'ai tellement peur maintenant
Je commence à pleurer.
Il me trouve en train de pleurer
Il me lance des mots méchants,
Il dit que c'est de ma faute
Qu'il souffre au travail.
Il me claque et me tape
et me crie dessus encore plus,
je me libère enfin
et je cours jusqu'à la porte.
Il l'a déjà fermé
Je me met en boule,
Il me prend et me lance
contre le mur.
Je tombe par terre
avec mes os presque cassés,
et me journée continue
avec des méchancetés dites...
Je suis désolé!", je crie
Mais c'est déjà bcp trop tard
Son visage a tourné
Dans une haine inimaginable.
Le mal et les blessures
encore et encore
Mon dieu s'il te plait, aie pitié!
fais que ca s'arrête s'il te plait!
et enfin il arrête
et va vers la porte,
pendant que je suis allongée,
immobile par terre.
Mon nom est Sarah
J'ai 3 ans,
ce soir mon père
m'a tué.
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